Dans la caisse.FRANCE · 2024Sources & méthode ↗

Sources et méthodologie des finances publiques

Un graphique est plus utile quand on sait ce qu’il mesure. Voici les données utilisées, les choix de calcul et les limites de cette recherche documentaire sur les finances publiques françaises.

Référence de l’explorateur : 2024. Historique intégré : 2000–2024. La base historique a été collectée le . Ces dates décrivent les données intégrées au site, pas nécessairement les dernières publications disponibles.

Comment sont construits les chiffres ?

  1. Partir des publications publiques. Les comptes de l’Insee, les séries Eurostat et les données fiscales de la Commission européenne fournissent les montants. Les textes et exemples sont une mise en forme pédagogique de ces informations.
  2. Définir le périmètre. Le site couvre la France et l’ensemble des administrations publiques : État et organismes centraux, collectivités et organismes locaux, administrations de sécurité sociale. Ce périmètre, appelé S13 en comptabilité nationale, dépasse le seul budget de l’État. Les dépenses privées de santé ou d’éducation ne sont pas ajoutées aux dépenses publiques.
  3. Organiser sans additionner deux fois. La classification COFOG regroupe les dépenses par finalité : santé, éducation, protection sociale, etc. La nature économique décrit une autre dimension du même montant : rémunérations, prestations, investissement, etc. Ces deux lectures ne s’additionnent pas. Un parent et ses sous-postes non plus.
  4. Respecter les éditions statistiques. La vue d’ensemble et les séries historiques peuvent provenir d’éditions différentes. Leurs totaux ne sont pas forcés à coïncider. Pour les recettes, les corrections comptables et les sous-postes bruts sont distingués des montants nets lorsqu’ils apparaissent dans les fiches.
  5. Rendre les résultats lisibles. Les montants sont arrondis et présentés en milliards d’euros, en parts du total ou par habitant. Les surfaces des graphiques représentent les montants positifs. Les situations concrètes illustrent un mécanisme ; elles ne constituent pas une ventilation statistique supplémentaire.

Les calculs, sans la boîte noire

  • Sur 100 € : montant du poste ÷ total du périmètre sélectionné × 100. Le résultat décrit une répartition, pas l’affectation effective de chaque euro d’impôt.
  • Par habitant : montant en euros ÷ population de référence. Il s’agit d’une moyenne nationale, pas de ce que chacun reçoit ou verse personnellement.
  • En part du PIB : montant ÷ PIB de la même année × 100.
  • En euros constants de 2024 : montant courant de l’année × indice des prix 2024 ÷ indice des prix de l’année. L’historique utilise l’indice harmonisé des prix à la consommation (IPCH). Cette correction donne un équivalent en prix à la consommation, pas une mesure du volume de services publics produits.
  • Évolution en pourcentage : (montant final ÷ montant initial − 1) × 100. Une part qui passe de 5 % à 6 % augmente de 1 point. Une base nulle ou manquante ne donne pas lieu à un pourcentage.
  • Déficit : dépenses moins recettes sur une année. Dans les données Eurostat, le solde B9 est inversé pour afficher un déficit positif. La dette est un stock ; l’emprunt ne constitue pas une recette publique au sens de ces comptes.

Les sources utilisées

Pour retrouver les chiffres de l’explorateur, consultez les tableaux Insee ci-dessous et leur colonne 2024. Les séries Eurostat et européennes détaillent les comparaisons dans le temps.

Les liens renvoient aux publications ou tableaux d’origine. Ceux-ci peuvent être révisés après l’intégration des données sur le site. Une mise à jour de la source ne met pas automatiquement les graphiques à jour.

Ce que les chiffres disent… et leurs limites

Effectifs, salaires et services financés

Les compléments des fiches de dépenses ont été vérifiés le 25 septembre 2026. Deux lectures sont séparées : les calculs sur la case exacte (Eurostat, France, administrations publiques S13, 2024) et les repères d’activité issus d’enquêtes sectorielles. Chaque repère précise son année, son champ et sa source. Il n’est pas présenté comme une décomposition du montant COFOG.

Les comparaisons nationales par nature additionnent uniquement les dix grandes fonctions, sans ajouter à nouveau leurs sous-catégories. Les parts des montants positifs sont distinguées des ajustements négatifs. La répartition par administration n’est pas disponible à ce niveau dans le détail intégré.

Pour les rémunérations, les effectifs au 31 décembre et les salaires en équivalent temps plein ont des champs différents. Les moyennes, médianes et déciles sont ceux des trois fonctions publiques, pas ceux de chaque fonction COFOG. Aucun nombre d’agents n’est déduit d’une masse salariale divisée par un salaire net. Les données des Ehpad et du médico-social sont des repères contextualisés : elles ne reconstituent pas la ligne « Rémunérations · Vieillesse ».

Les indicateurs d’activité couvrent certains secteurs documentés. Les autres fiches bénéficient des comparaisons comptables ; l’absence de données de bénéficiaires ou de coût unitaire n’est pas remplacée par une estimation. Les sources pouvant évoluer, les compléments sont mis à jour manuellement.

Sources des effectifs, salaires et repères d’activité

Un montant ne mesure pas à lui seul l’efficacité d’une politique publique. Une hausse peut refléter l’inflation, la démographie, une réforme, une crise ou un changement de périmètre. La comparaison ne démontre pas à elle seule une causalité.

Les sommes affichées peuvent légèrement différer des totaux à cause des arrondis. Certaines séries sont provisoires, estimées ou utilisées comme approximation : les indications des fiches et de l’historique font partie de la lecture. Les postes sans historique vérifié ne sont pas extrapolés. Voir aussi les métadonnées Eurostat sur les dépenses par fonction.

Et le simulateur de contribution ?

Le simulateur personnel produit un ordre de grandeur à partir de vos saisies et d’hypothèses ajustables. Il distingue prélèvements personnels, cotisations employeur, impôt sur le revenu et TVA sur les achats. Les cotisations employeur ne sont pas présentées comme une retenue sur le salaire brut.

Le calcul automatique de l’impôt correspond à un salarié célibataire sans enfant et au barème des revenus 2024. Pour une autre situation, renseignez votre montant réel. L’outil n’est ni une fiche de paie, ni une déclaration fiscale, ni une mesure exacte de l’ensemble de votre contribution. Vos saisies restent dans le navigateur ; la page confidentialité précise le fonctionnement.

Notre ambition : rendre les chiffres discutables au bon sens du terme. On peut discuter leur interprétation, vérifier leur origine et comprendre leur construction.

Les cartes de dépenses et de recettes concrètes

Les montants proviennent des rapports annuels de performances de l’État pour 2024, des comptes du Sénat, de la DREES, des tableaux Insee, du rapport de l’Agence des participations de l’État et du bilan d’activité du Louvre. Chaque carte précise son année et son périmètre, avec un lien vers la source officielle. Un paiement réalisé, une dotation reçue et une aide engagée sont des mesures différentes, indiquées sur la carte. Les montants gardent la précision de la publication, même lorsqu’ils sont écrits en euros complets.

Pourcentage = montant de la carte ÷ total national de la même année × 100. Pour 2024, la base est de 1 672 589 200 000 € de dépenses ou de 1 503 471 100 000 € de recettes, toutes administrations publiques confondues. Ces totaux viennent du tableau Insee 3.201, lignes 27 et 58, colonne 2024. Le dénominateur reste national, quelle que soit la catégorie ou le filtre sélectionné.

Le signe ≈ indique un pourcentage arrondi et un ordre de grandeur. Les exemples budgétaires ne forment pas une décomposition certifiée des comptes nationaux : périmètres et dates d’enregistrement peuvent différer. Les engagements peuvent être payés sur plusieurs années, et les transferts entre organismes sont consolidés dans le total national. Les cartes ne s’additionnent donc pas. Un effectif ne peut pas être divisé par un budget : seuls des montants en euros sont utilisés.

Les cartes de recettes utilisent la colonne 2024 des tableaux 3.201 et 3.217 de l’Insee. Les montants calculés d’IR et d’IS après crédits soustraient les crédits déduits et remboursés ; ils ne remplacent pas les lignes avant crédits utilisées dans la carte générale. Les sous-totaux signalés par « dont » sont déjà compris dans leurs totaux. Les revenus du portefeuille de l’APE ne couvrent pas tous les actifs publics ; les recettes du Louvre sont celles de cet établissement. Les rapprochements sont thématiques, sans attribution artificielle d’un montant à un service non isolé dans la source.

Consulter les tableaux et les calculs utilisés
COMPRENDRE